Eh oui... on ne fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie et c’est donc seulement maintenant que je poste quelques photos de l'édition 2010 des 24 heures du Mans, qui est d'ailleurs la dernière à laquelle j'ai pu assister : en 2011 je bossais trop, et en 2012 je ne bossais pas assez. Pas de sous donc.  Et puis il y a un peu d’écœurement aussi : la chasse au camping sauvage est de plus en plus virulente, et la suppression des tarifs chômeurs par l'ACO, au dernier moment, sans prévenir personne et alors que les dits tarifs étaient mentionnés sur toutes les publicités démontre bien la volonté des hommes en blazer d'écarter les hommes en jeans. Quand tu t'es cogné les quatre-cent bornes pour rejoindre le circuit, tu casques, tu ne vas quand-même pas faire demi-tour pour griller tes merguez sur la cuisinière familiale et descendre tes roteuses dans le fond de ton jardin. Alors tu grognes, mais tu casques, et tu te dis que ça pourrait bien être la dernière fois.

 

Cette année-là le week-end a été particulièrement long puisque nous nous sommes installés le jeudi soir. Le vendredi j'avais donc une fichue gueule de bois que ce fourbe de Cyrex a d'ailleurs immortalisée et dont il a publié la photo sur ce blog (le discours du président...) Comme la meilleure façon de se débarrasser d'une casquette plombée est encore d'aller faire une balade, j'ai visité un peu les environs qui ont bien changé depuis nos premiers barouds. Il y a d'abord l'installation du tramway :

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Depuis des années que nous venons au Mans, nous squattons sur le parking d'Antarès, une salle de spectacle genre Zénith. D'ailleurs je me rappelle qu'une année il y avait le premier soir un concert de Patrick Bruel et que nous avions croisé un groupe de péronnelles, lesquelles nous ont demandé : "Vous aussi vous venez pour Patriiiiiiiiiiiick ?" (Qu'est-ce qui a mille pattes, pas un pète de poil et qui n'arrête pas de hurler ?) Et depuis tout ce temps nous n'avions jamais eu la curiosité d'aller voir à quoi ressemblait la salle, là, juste au bout du parking. Et elle ressemble à ça :

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En poussant un peu plus loin, on arrive sur la départementale 338, autrement dit la route du Mans à Tours, autrement dit la ligne droite des Hunaudières. Sur cette photo on regarde vers le nord, donc vers l'entrée de la ligne droite, et au fond on aperçois le stade qui n'était pas terminé à ce moment-là.

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Si on parcourt le début de la route on se retrouve au beau milieu d'une zone commerciale d'entrée de vile tout ce qu'il y a de classique, au beau milieu des Brico-Merlin, Pipa, Boz et autres Kinippe. Je plein le gnace qui aurait besoin d'aller chercher une remorque de parpaing ce week-end là... Déjà rien qu'à pied, pour traverser... courage ! Sur cet axe, les ronds-points sont déportés, sûrement pour casser la vitesse, mais pour la course les voitures empruntent de courtes liaisons qui leur permettent d'aller tout droit. En voici une, encore fermée par des pneus pour éviter que les jackys en Audi ne se laissent aller à des pulsion malsaines :

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